Une vidéo très intéressante à propos de la perception des chiens, de la relation que l'on peut entretenir et de notre façon de communiquer avec eux.
À voir !
S'exprimant lors de la conférence EG 2007, le Dr Ian Dunbar nous demande de voir le monde à travers les yeux de nos chiens bien-aimés. En prenant en considération le point de vue de nos animaux de compagnie, nous pouvons bâtir une relation d'amour et de confiance. C'est un message qui résonne bien au-delà du monde animal.
(Enregistré en décembre 2007 à Los Angeles, Californie. Durée: 14:46).
Ian Dunbar, vétérinaire-comportementaliste et dresseur, est reconnu mondialement pour son approche de la communication et de la relation homme-chien.
comportements-chien
Apprendre la propreté à un chien/chiot
Apprendre la propreté à un chien ou à un chiot est assez simple... à condition de respecter quelques principes de base et d'oublier quelques très mauvais conseils.
Si vous avez choisi de prendre un chiot à 2 mois (je conseille plutôt d'attendre sa 12ème semaine), ne comptez pas moins de 8 à 10 sorties par jour.
Même si cela peut paraître effrayant en terme d'organisation, avoir un chiot c'est comme avoir un bébé. Et choisir d'en adopter un revient à accepter de lui consacrer beaucoup de son temps au début.
Si votre travail ne vous permet d'être très disponible pour un chiot, que votre entourage ne peut pas vous aider et que faire appel à un dog sitter n'est pas plus envisageable, mieux vaut ne pas en prendre un.
Ces nombreuses sorties quotidiennes doivent avant tout servir à la socialisation et à l'habituation de votre très jeune chiot. Cependant, on va aussi s'en servir pour lui apprendre rapidement la propreté.
Il y a des moments "stratégiques" qu'il ne faut pas louper pour sortir son chiot en balade.
Un bon moyen de contourner ça tout en lui permettant de se familiariser plus vite à tous ces nouveaux stimuli et de faire souvent le même trajet au début.
Dès qu'il se met en position pour éliminer, ne le tirez pas avec la laisse vers un endroit que vous jugez plus approprié. En revanche, vous pouvez désigner cet endroit et l'inciter à y a aller d'une voix enjouée.
Prévoyez toujours de quoi enlever et nettoyer.
Une fois qu'il a fini, pas avant, félicitez le chaleureusement. Vous pouvez aussi vous servir d'une autre récompense ; comme une friandise, par exemple.
Si le chiot se met à tourner tout autour d'un endroit pendant un bon moment, ne vous agacez pas et attendez patiemment qu'il ait fini de repérer les lieux.
D'abord, ce qu'on ne fait pas, c'est de punir ou disputer le chiot. On ne cherche pas non plus à lui mettre la truffe dans ses mictions ou ses défécations, à grand renfort de "Non !" et d'attitudes menaçantes.
Il arrive notamment à certains chiens et chiots de lécher leurs urines et de manger leurs selles pour les cacher à la vue de leur propriétaire. Espérant éviter ainsi de nouvelles réprimandes.
Attendez que votre chiot soit ailleurs pour nettoyer hors de sa vue.
S'il vous voit faire, il pourrait prendre ça comme une invitation au jeu et être incité à recommencer pour capter votre attention.
Pensez à nettoyer vraiment à fond pour éliminer au maximum les odeurs. N'oubliez pas que l'odorat est le sens principal du chien ; ne vous fiez donc pas au votre.
Chiots et chiens font souvent au(x) même(s) endroit(s). Et ils y sont incités par les dépôts odorants laissés précédemment.
La malpropreté peut aussi être comportementale.
Si le vétérinaire ne détecte aucune pathologie, il faudra faire appel à un comportementaliste.
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| source : http://vetcandiac.com |
Ce qu'il faut d'abord savoir avant de vouloir apprendre la propreté à son chien
- Il faut déjà savoir qu'avant 4 mois, il est plutôt illusoire d'attendre de son chiot qu'il soit propre. Une bonne raison à cela est que ce n'est que vers 4 mois qu'il obtiendra un bon contrôle de son sphincter.
- La notion de propreté n'est pas la même pour nous, humains, que pour les chiens. Un chien est naturellement propre dès qu'il ne fait plus ses besoins sur son lieu de couchage et d'alimentation. Il faut donc intégrer que le punir ou le gronder d'avoir fait ses besoins à l'intérieur n'a aucun sens. Ce qui a du sens pour lui est de ne pas faire là où il dort et où il mange.
- Oubliez purement et simplement toute idée d'utiliser un tapis éducatif, un journal ou tout autre ustensile devant servir à récupérer les besoins de votre chien. C'est totalement contre-productif et incohérent avec le fait d'apprendre à un chien à faire ses besoins dehors.
- Un chiot de 2 mois est, en moyenne, incapable de se retenir plus de 2-3h et peut éliminer de 15 à 20 fois par jour. 3 à 8 fois par jour pour un chien adulte qui peut se retenir jusqu'à 12h.
Quand le sortir ?
Le plus souvent possible !Si vous avez choisi de prendre un chiot à 2 mois (je conseille plutôt d'attendre sa 12ème semaine), ne comptez pas moins de 8 à 10 sorties par jour.
Même si cela peut paraître effrayant en terme d'organisation, avoir un chiot c'est comme avoir un bébé. Et choisir d'en adopter un revient à accepter de lui consacrer beaucoup de son temps au début.
Si votre travail ne vous permet d'être très disponible pour un chiot, que votre entourage ne peut pas vous aider et que faire appel à un dog sitter n'est pas plus envisageable, mieux vaut ne pas en prendre un.
Ces nombreuses sorties quotidiennes doivent avant tout servir à la socialisation et à l'habituation de votre très jeune chiot. Cependant, on va aussi s'en servir pour lui apprendre rapidement la propreté.
Il y a des moments "stratégiques" qu'il ne faut pas louper pour sortir son chiot en balade.
- Au plus tôt le matin
- Au plus tard le soir
- Dès qu'il a mangé
- Dès qu'il a bu
- Dès qu'il se réveille
- Dès qu'il a joué
Et une fois dehors, que dois-je faire ?
Tout d'abord, il n'est pas impossible que votre chiot soit tellement accaparé par son environnement qu'il en vienne à ne pas forcément faire ses besoins dehors. C'est normal et absolument pas grave.Un bon moyen de contourner ça tout en lui permettant de se familiariser plus vite à tous ces nouveaux stimuli et de faire souvent le même trajet au début.
Dès qu'il se met en position pour éliminer, ne le tirez pas avec la laisse vers un endroit que vous jugez plus approprié. En revanche, vous pouvez désigner cet endroit et l'inciter à y a aller d'une voix enjouée.
Prévoyez toujours de quoi enlever et nettoyer.
Une fois qu'il a fini, pas avant, félicitez le chaleureusement. Vous pouvez aussi vous servir d'une autre récompense ; comme une friandise, par exemple.
Si le chiot se met à tourner tout autour d'un endroit pendant un bon moment, ne vous agacez pas et attendez patiemment qu'il ait fini de repérer les lieux.
Et s'il fait encore dedans ?
On respire un grand coup, zen et on garde le sourire.D'abord, ce qu'on ne fait pas, c'est de punir ou disputer le chiot. On ne cherche pas non plus à lui mettre la truffe dans ses mictions ou ses défécations, à grand renfort de "Non !" et d'attitudes menaçantes.
Il arrive notamment à certains chiens et chiots de lécher leurs urines et de manger leurs selles pour les cacher à la vue de leur propriétaire. Espérant éviter ainsi de nouvelles réprimandes.
Attendez que votre chiot soit ailleurs pour nettoyer hors de sa vue.
S'il vous voit faire, il pourrait prendre ça comme une invitation au jeu et être incité à recommencer pour capter votre attention.
Pensez à nettoyer vraiment à fond pour éliminer au maximum les odeurs. N'oubliez pas que l'odorat est le sens principal du chien ; ne vous fiez donc pas au votre.
Chiots et chiens font souvent au(x) même(s) endroit(s). Et ils y sont incités par les dépôts odorants laissés précédemment.
Les troubles de l'élimination
Si vous constatez les symptômes suivants, il faudra consulter en premier lieu un vétérinaire :- absence de mictions
- mictions abondantes et très fréquentes
- mictions douloureuses
- diarrhées
La malpropreté peut aussi être comportementale.
Si le vétérinaire ne détecte aucune pathologie, il faudra faire appel à un comportementaliste.
Les différences entre le loup et le chien
On compare bien souvent le chien au loup. Certes, ils se ressemblent beaucoup et peuvent avoir des comportements similaires. Pourtant, il existe d'importantes différences morphologiques et comportementales entre ces deux espèces. À tel point d'ailleurs que s'inspirer des loups pour savoir comment agir avec les chiens conduit dans bien des cas à appliquer des modèles d'interprétation et de relation qui n'ont aucun sens pour nos chers compagnons.
Je ne m'intéresserai ici qu'aux différences comportementales.
C'est ainsi que l'on peut entendre des conseils comme :
- Il faut que l'homme soit le chef de meute
- Il faut établir une hiérarchie claire avec son chien
- Il ne faut pas laisser le chien être dominant
- Il faut soumettre le chien pour lui faire comprendre qui est le chef
- Le chien est un animal de meute, il comprend tous ces codes
Cela fait des décennies que de telles absurdités sont conseillées aux propriétaires pour leur dire comment ils doivent vivre leur relation avec leur chien et comment ils doivent le traiter.
S'il fallait encore un peu plus de preuves invalidant totalement ces superstitions d'un autre âge et ce vocabulaire esclavagiste, les différences comportementales entre le chien et le loup sur les comportements de meute viendraient balayer les dernières miettes de doute à ce sujet :
Je ne m'intéresserai ici qu'aux différences comportementales.
Différences comportementales entre le loup et le chien - par Raymond Coppinger
D'après le biologiste Raymond Coppinger - Conférence sur l'origine du chien (2005)- Le loup n'aboie pas. La différence précise avec l'aboiement du chien, c'est la fréquence du signal vocal d'alerte. Le loup émet un signal et s'en va ; le chien aboie plusieurs fois pour faire partir. Les deux signaux font partie du modèle moteur d'évitement du risque.
- Le loup se reproduit en fonction des saisons. De l'été jusqu'en automne, les loups mâles sont en période de repos ; ils présentent alors une diminution de la grosseur des testicules. Ils sont incapables de saillir même si on leur présentait une louve ou une chienne en chaleur.
- Le loup présente une période de socialisation possible jusqu'à 19 jours après la naissance. Les dresseurs qui utilisent des loups enlèvent d'ailleurs les louveteaux à la mère pour pouvoir les imprégner à eux en alimentant le bébé au biberon. Au delà de ces 19 jours, le loup ne deviendra jamais dressable. (chien 16 semaines).
- Le loup ne mange pas en présence de l'être humain. Si vous jetez de la nourriture, il prend et s'en va plus loin, voir se cache pour pouvoir la manger. Les chiens de village ou les groupes sociaux de chiens mangent dans les décharges à proximité des l'être humain sans aucun problème.
- Le loup a un comportement social de meute, le chien vit en groupe social. Les premiers ont un comportement de meute afin de coopérer durant la chasse pour tuer des grandes proies. Après la chasse, ils retournent à leur repaire afin de régurgiter la nourriture pour une seule portée de bébés. Habituellement, il n'est pas possible qu'un loup seul (ou deux loups) puisse tuer des grandes proies ou élever seul une portée de bébés. Ainsi, la meute, souvent composée de membres d'une même famille, travaille ensemble dans l'optique d'une stratégie de survie. Pour les chiens, les autres chiens ne sont d'aucune aide lorsqu'il s'agit de se nourrir ou de nourrir les bébés.
- Le loup mâle est capable de régurgiter pour nourrir les petits, les chiens mâles ne s'occupent pas des chiots.
- Chez les loups, on observe l'apparition de comportements spécifiques à l'espèce (comportements émergents) pendant la période juvénile, qui est en fait le moment de transition entre l'évolution du jeune vers l'adulte (entre 4 et 12 mois). Ils commencent à mettre en place le modèle moteur de recherche de nourriture en même temps que les comportements de meute. Ces comportements émergents n'existent pas ou très peu chez le chien du fait qu'il n'y a pas chez ce dernier le modèle moteur de recherche de nourriture, il n'existe plus ou très peu du fait que l'être humain lui donne à manger. La mère n'ayant plus besoin de chasser ni de régurgiter, il n'y a donc plus l'apprentissage des codes de vie en meute.
Remarques importantes
Il n'est malheureusement pas rare d'entendre encore certains professionnels faire référence aux loups pour définir ce que doit être la structure sociale entre l'homme et le chien.C'est ainsi que l'on peut entendre des conseils comme :
- Il faut que l'homme soit le chef de meute
- Il faut établir une hiérarchie claire avec son chien
- Il ne faut pas laisser le chien être dominant
- Il faut soumettre le chien pour lui faire comprendre qui est le chef
- Le chien est un animal de meute, il comprend tous ces codes
Cela fait des décennies que de telles absurdités sont conseillées aux propriétaires pour leur dire comment ils doivent vivre leur relation avec leur chien et comment ils doivent le traiter.
S'il fallait encore un peu plus de preuves invalidant totalement ces superstitions d'un autre âge et ce vocabulaire esclavagiste, les différences comportementales entre le chien et le loup sur les comportements de meute viendraient balayer les dernières miettes de doute à ce sujet :
le chien domestique n'est pas un animal de meute
Le terme dominant ne s'applique pas aux chiens domestiques
Suite à une discussion que j'ai eue hier sur l'usage du mot dominant à l'endroit des chiens domestiques, on m'a répondu que ce mot pouvait en effet être mal choisi mais que c'était un abus de langage sans importance. Qu'un simple mot, sans autre précision, n'avait aucune valeur.
Il se trouve que pour beaucoup, le mot dominant a pourtant bien une valeur qui peut être appliquée aux chiens domestiques. Et c'est là une profonde erreur.
Le problème avec le mot dominant est qu'il véhicule un certain nombre de mythes qui sont parfois pris pour des dogmes.
Les principaux concepts derrière le mot dominant sont :
Ce faisant, non seulement on n'explique rien de cette manière aux propriétaires mais pire, on les conditionne à interpréter les comportements de leur chien d'après de vulgaires superstitions.
Un chien domestique n'est pas dominant.
Un chien domestique ne vit pas selon une hiérarchie de dominance
Il n'y a aucune nécessité à être le chef de meute
Dominant n'est pas un trait de caractère ; peu importe l'espèce
Aucun chiot, louveteau, gorillon ou lionceau ne peut être dominant
En fait, pour éviter de se tromper ou de tromper les autres, le mot dominant devrait être purement et simplement oublié quand on parle du chien domestique.
Ce simple mot va au-delà de l'abus de langage, c'est une trahison faite aux chiens.
Le problème n'est absolument pas leur méconnaissance, c'est leurs certitudes et tout ce qu'elles peuvent induire dans la relation homme-chien. Il a juste suffi qu'ils pensent ou qu'ils s'entendent dire que leur chien était dominant pour imaginer que cela pouvait justifier des maltraitances physiques et/ou psychologiques.
Ils n'ont d'ailleurs pas forcément conscience que ce sont des maltraitances. Certains pensent que c'est tout à fait normal et qu'un chien doit être soumis, quitte à user de force.
À ce sujet, il existe deux pratiques assez courantes. Prendre un chien par la peau du cou en le secouant et l'obliger à se mettre sur le dos tout en l'immobilisant ; ce qu'on appelle l'alpha roll. Et bien ces pratiques sont encore conseillées par certains professionnels pour éviter que le chien soit dominant. Il faut le soumettre à tout prix parce que c'est intolérable. C'est à l'homme d'être dominant et non au chien, pensent-ils sûrement.
De grands noms parmi les professionnels du monde canin se sont déjà largement exprimés sur le pouvoir de nuisance du mot dominant. De mon côté, je constate très fréquemment à quel point ce simple mot peut faire des ravages.
On fait porter au chien la responsabilité de quelque chose qui n'existe pas et on le maltraite pour ça !
P. = Propriétaire
E. = Éducateur
C. = Chien
P. "Mon chien tire, Mr l’éducateur"
E. "Et oui ma petite Dame c’est parce qu’il est dominant. On va lui mettre un collier étrangleur"
C. On met un collier étrangleur et le chien dit "Aie"…
P. "Mon chien tire toujours, Mr l’éducateur"
E. "Et oui ma petite Dame c’est parce qu’il est dominant. Faut mettre des coups de sonnette."
C. Le chien dit "Aie Aie"
P."Mon chien tire beaucoup quand il voit les autres chiens, Mr l’éducateur"
E."Et oui ma petite Dame c’est parce qu’il est dominant. Faut tirer plus fort."
C. Le chien dit "Aie Aie, Je les trouvais sympas les autres chiens mais plus je m’en rapproche, plus j’ai mal."
P. "Mon chien devient agressif avec les autres chiens, Mr l’éducateur"
E. "Et oui ma petite Dame c’est parce qu’il est dominant. On va lui mettre un collier électrique"
C. Le chien dit "Aieeeee chaque fois que je vois un autre chien, je prends une douleur terrible."
P. "Mon chien s’est retourné contre moi quand il a vu les autres chiens, Mr l’éducateur"
E. "Et oui ma petite Dame c’est parce qu’il est dominant. Je vous l’avais dit depuis le début. Vous avez parlé de l’euthanasie avec votre vétérinaire ?… "
C. Le chien dit …………
Si quelqu’un vous dit "Votre chien est dominant", vous n’avez qu’une chose à dire : "Au revoir, Monsieur"
Pour ce qui est de comprendre pourquoi le chien dominant et la hiérarchie, en tant que modèles d'interprétation des comportements canins, sont des concepts qui ne peuvent pas être appliqués aux chiens domestiques, je vous propose la lecture des articles suivants :
Mythe : Hiérarchie de dominance entre l'homme et le chien
Idées reçues sur le chien dominant
Il se trouve que pour beaucoup, le mot dominant a pourtant bien une valeur qui peut être appliquée aux chiens domestiques. Et c'est là une profonde erreur.
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| source : http://www.primitif-addict.com/ |
Quelles idées transmet-on en employant le mot dominant ?
Le problème avec le mot dominant est qu'il véhicule un certain nombre de mythes qui sont parfois pris pour des dogmes.
Les principaux concepts derrière le mot dominant sont :
- l'idée d'une hiérarchie
- l'idée d'un caractère affirmé qui, s'il n'est pas maté, peut amener à des comportements dangereux
- l'idée que le propriétaire n'a pas d'autorité ou qu'il doit se remettre en question pour en avoir une
- l'encouragement à ce que le propriétaire soit le chef de meute
- attention, si vous le laissez faire, il va prendre le dessus et sera irrécupérable
- attention, s'il mange avant vous, il va se considérer comme le dominant. Ne faites jamais ça.
- attention, ne le laissez pas tirer en laisse, il doit comprendre qu'il n'est pas le dominant
- attention, si vous le laissez mordiller c'est qu'il vous domine
- Ne le laissez pas passer la porte avant vous, il se considèrerait comme le dominant
- Forcez le à se soumettre, il doit comprendre que c'est vous le dominant. C'est bon pour lui.
- etc.
Dominant, un mot utilisé pour tout... et surtout n'importe quoi
Le mot dominant est devenu un fourre-tout dont se servent allègrement les uns et les autres pour qualifier le chien dans le moindre de ses comportements qui pourraient être jugés excessifs, intolérables ou encore nuisibles.Ce faisant, non seulement on n'explique rien de cette manière aux propriétaires mais pire, on les conditionne à interpréter les comportements de leur chien d'après de vulgaires superstitions.
Un chien domestique n'est pas dominant.
Un chien domestique ne vit pas selon une hiérarchie de dominance
Il n'y a aucune nécessité à être le chef de meute
Dominant n'est pas un trait de caractère ; peu importe l'espèce
Aucun chiot, louveteau, gorillon ou lionceau ne peut être dominant
En fait, pour éviter de se tromper ou de tromper les autres, le mot dominant devrait être purement et simplement oublié quand on parle du chien domestique.
Ce simple mot va au-delà de l'abus de langage, c'est une trahison faite aux chiens.
Le mythe du chien dominant dans la relation homme-chien
Dans mon métier, je vois pas mal de propriétaires qui ignorent beaucoup de choses à propos des chiens tout en étant persuadés que certains de leurs comportements les désignent comme dominants.Le problème n'est absolument pas leur méconnaissance, c'est leurs certitudes et tout ce qu'elles peuvent induire dans la relation homme-chien. Il a juste suffi qu'ils pensent ou qu'ils s'entendent dire que leur chien était dominant pour imaginer que cela pouvait justifier des maltraitances physiques et/ou psychologiques.
Ils n'ont d'ailleurs pas forcément conscience que ce sont des maltraitances. Certains pensent que c'est tout à fait normal et qu'un chien doit être soumis, quitte à user de force.
À ce sujet, il existe deux pratiques assez courantes. Prendre un chien par la peau du cou en le secouant et l'obliger à se mettre sur le dos tout en l'immobilisant ; ce qu'on appelle l'alpha roll. Et bien ces pratiques sont encore conseillées par certains professionnels pour éviter que le chien soit dominant. Il faut le soumettre à tout prix parce que c'est intolérable. C'est à l'homme d'être dominant et non au chien, pensent-ils sûrement.
De grands noms parmi les professionnels du monde canin se sont déjà largement exprimés sur le pouvoir de nuisance du mot dominant. De mon côté, je constate très fréquemment à quel point ce simple mot peut faire des ravages.
On fait porter au chien la responsabilité de quelque chose qui n'existe pas et on le maltraite pour ça !
Un article de Patrick Aufroy sur le chien dominant
J'emprunte à Patrick Aufroy ces quelques mots issus d'un article ( http://akita-inu-elevage-alsace.com/votre-chien-est-dominant/ ).C'est un peu caricatural mais en même temps, cela peut faire naître une belle réflexion sur l'utilisation du mot dominant.P. = Propriétaire
E. = Éducateur
C. = Chien
P. "Mon chien tire, Mr l’éducateur"
E. "Et oui ma petite Dame c’est parce qu’il est dominant. On va lui mettre un collier étrangleur"
C. On met un collier étrangleur et le chien dit "Aie"…
P. "Mon chien tire toujours, Mr l’éducateur"
E. "Et oui ma petite Dame c’est parce qu’il est dominant. Faut mettre des coups de sonnette."
C. Le chien dit "Aie Aie"
P."Mon chien tire beaucoup quand il voit les autres chiens, Mr l’éducateur"
E."Et oui ma petite Dame c’est parce qu’il est dominant. Faut tirer plus fort."
C. Le chien dit "Aie Aie, Je les trouvais sympas les autres chiens mais plus je m’en rapproche, plus j’ai mal."
P. "Mon chien devient agressif avec les autres chiens, Mr l’éducateur"
E. "Et oui ma petite Dame c’est parce qu’il est dominant. On va lui mettre un collier électrique"
C. Le chien dit "Aieeeee chaque fois que je vois un autre chien, je prends une douleur terrible."
P. "Mon chien s’est retourné contre moi quand il a vu les autres chiens, Mr l’éducateur"
E. "Et oui ma petite Dame c’est parce qu’il est dominant. Je vous l’avais dit depuis le début. Vous avez parlé de l’euthanasie avec votre vétérinaire ?… "
C. Le chien dit …………
Si quelqu’un vous dit "Votre chien est dominant", vous n’avez qu’une chose à dire : "Au revoir, Monsieur"
Pour en savoir plus
Cet article ne fait que dresser un état des lieux sur l'usage du mot dominant.Pour ce qui est de comprendre pourquoi le chien dominant et la hiérarchie, en tant que modèles d'interprétation des comportements canins, sont des concepts qui ne peuvent pas être appliqués aux chiens domestiques, je vous propose la lecture des articles suivants :
Mythe : Hiérarchie de dominance entre l'homme et le chien
Idées reçues sur le chien dominant
Territorialité et marquage chez le chien domestique
Le chien est-il un animal territorial ? Le marquage urinaire est-il un marquage de territoire ?
Cet article, afin de pouvoir apporter des réponses à ces questions, se penche sur ce qu'est un territoire et ce que peut être la notion de territorialité pour le chien domestique.
Le territoire est occupé par un couple (territoire de couple), par un seul individu (territoire individuel) ou par un groupe d'animaux (territoire collectif). Plusieurs congénères adultes du même sexe peuvent en effet l'occuper simultanément. Toutefois, cette tolérance réciproque se limite aux membres du groupe.
Les fonctions du territoire sont multiples. Il peut assurer à ses propriétaires (et à leur progéniture) des ressources alimentaires suffisantes, éviter les perturbations qui résulteraient de la présence de congénères, et par là préserver la quiétude indispensable à la reproduction. Il peut aussi faciliter la quête alimentaire de ses occupants, grâce à leur connaissance intime des lieux, de même que l'accès aux refuges et chemins de fuite.
Des conduites particulières, des émissions sonores et des signaux chimiques peuvent intervenir dans la délimitation du territoire (comportement de marquage).
D'autres auteurs lui accordent un sens plus large : ils désignent également par là la signalisation optique et acoustique, et réservent l'appellation plus précise "marquage olfactif" au dépôt de repères odorants.
Ces trois formes de marquages servent à la délimitation d'un territoire.
De plus les signaux odorants permettent à un individu de marquer son propre corps, des partenaires sociaux, par exemple son partenaire sexuel ou les membres de son groupe.
Toujours est-il qu'il peut exister d'importantes différences comportementales entre des loups, des chiens sauvages et des chiens domestiques. Il n'est donc pas toujours évident de pouvoir appliquer à la lettre des notions générales d'éthologie à des animaux qui ont vu leurs comportements modifiés par des millénaires de domestication.
À l'instar de la hiérarchie de dominance, la notion de territorialité est très différente entre les canidés sauvages et domestiques. Chez ces derniers, elle est même pour ainsi dire absente.
Les chiens, mâles comme femelles, font leurs mictions en position accroupie.
Les chiens mâles, une fois arrivés à puberté, lèvent la patte pour marquer. Se faisant, ils en profitent aussi pour éliminer.
Des femelles aussi peuvent lever la patte. Ce comportement s'observe d'avantage chez les chiennes stérilisées.
Il arrive que dans certains contextes, les chiens mâles adultes éliminent en étant accroupis ; alors que dans d'autres contextes ils lèvent la patte. C'est notamment le cas quand ils se retrouvent dans leur jardin et que leurs messages ne peut parvenir efficacement à des congénères. Le chien perd alors son intérêt à marquer.
Le marquage est donc là pour transmettre un message aux autres chiens. Mais dans le cas du chien domestique, qu'est-il censé vouloir dire.
Selon ce même dictionnaire, le territoire est un espace qui n'admet pas la présence simultanée de congénères du même sexe (à l'exception des jeunes) ou de tous les congénères en cas de territoire individuel.
Et au cas où ces chiens souhaiteraient tout de même braver l'interdit en pénétrant sur un territoire censé être défendu par un autre chien, on assisterait systématiquement à des bagarres. Sauf en cas de stimulation sexuelle qui verrait alors les mâles se rapprocher des femelles.
Force est de constater que cela ne correspond pas à la réalité des chiens domestiques.
Quand un chien est amené dans une maison déjà habitée par un autre chien, les voit-on forcément se ruer l'un sur l'autre pour se battre ? Non. Pourtant, si on devait appliquer la notion de territorialité aux chiens domestiques, il serait impensable qu'un chien puisse en tolérer un autre quand il est chez lui.
À l'évidence, le marquage urinaire du chien domestique ne sert pas à éloigner les congénères. À partir de là, il n'est pas possible de dire que ce marquage urinaire est un marquage de territoire.
La notion même de territorialité appliquée aux chiens domestiques est ainsi fortement remise en cause.
Cet article, afin de pouvoir apporter des réponses à ces questions, se penche sur ce qu'est un territoire et ce que peut être la notion de territorialité pour le chien domestique.
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| source : http://www.luckydoginteractive.com/ |
Territoire et marquage, ce qu'en dit l'éthologie
Les définitions qui suivent sont issues du Dictionnaire de l'éthologie, par Klaus Immelmann.Territoire
On appelle territoire une portion du domaine vital défendue sélectivement, c'est à dire une aire sur laquelle la présence de l'occupant exclut la présence simultanée de congénères du même sexe (à l'exception des jeunes) ou - en cas de territoire individuel - de tous les congénères (éventuellement d'individus d'autres espèces).Le territoire est occupé par un couple (territoire de couple), par un seul individu (territoire individuel) ou par un groupe d'animaux (territoire collectif). Plusieurs congénères adultes du même sexe peuvent en effet l'occuper simultanément. Toutefois, cette tolérance réciproque se limite aux membres du groupe.
Les fonctions du territoire sont multiples. Il peut assurer à ses propriétaires (et à leur progéniture) des ressources alimentaires suffisantes, éviter les perturbations qui résulteraient de la présence de congénères, et par là préserver la quiétude indispensable à la reproduction. Il peut aussi faciliter la quête alimentaire de ses occupants, grâce à leur connaissance intime des lieux, de même que l'accès aux refuges et chemins de fuite.
Des conduites particulières, des émissions sonores et des signaux chimiques peuvent intervenir dans la délimitation du territoire (comportement de marquage).
Territorialité interspécifique
Manifestation du comportement territorial entre individus d'espèces différentes. La principale fonction du territoire est de maintenir les rivaux à distance. Les compétiteurs auxquels un individu se trouve confronté au premier chef sont ses congénères, puisqu'ils soumettent le milieu à des exigences quasi identiques (ressources alimentaires, site d'incubation, etc.). C'est la raison pour laquelle le territoire n'est en général défendu que sur le plan intraspécifique, c'est à dire vis-à-vis d'individus de même espèce. Si toutefois deux espèces vivant dans un même milieu (sympatrie) éprouvent des besoins physiologiques presque identiques et se font donc directement concurrence, il devient intéressant de défendre également l'accès du territoire aux individus de l'espèce rivale.Comportement de marquage
Au sens strict, le comportement de marquage s'applique simplement au marquage olfactif, c'est à dire au dépôt effectifs de marques (urine, matières fécales, sécrétions glandulaires.D'autres auteurs lui accordent un sens plus large : ils désignent également par là la signalisation optique et acoustique, et réservent l'appellation plus précise "marquage olfactif" au dépôt de repères odorants.
Ces trois formes de marquages servent à la délimitation d'un territoire.
De plus les signaux odorants permettent à un individu de marquer son propre corps, des partenaires sociaux, par exemple son partenaire sexuel ou les membres de son groupe.
La notion de territorialité peut-elle être appliquée aux chiens domestiques ?
L'éthologie s'attache surtout à observer le comportement des animaux sauvages dans leurs milieux naturels. On parle éventuellement d'éthologie appliquée pour désigner l'observation des comportements chez les animaux domestiques.Toujours est-il qu'il peut exister d'importantes différences comportementales entre des loups, des chiens sauvages et des chiens domestiques. Il n'est donc pas toujours évident de pouvoir appliquer à la lettre des notions générales d'éthologie à des animaux qui ont vu leurs comportements modifiés par des millénaires de domestication.
À l'instar de la hiérarchie de dominance, la notion de territorialité est très différente entre les canidés sauvages et domestiques. Chez ces derniers, elle est même pour ainsi dire absente.
Le marquage urinaire est-il un marquage de territoire ?
Tout d'abord, il ne faut pas confondre le comportement de marquage avec le comportement d'élimination de l'urine ; même si ces deux comportements peuvent s'exprimer au même moment.Les chiens, mâles comme femelles, font leurs mictions en position accroupie.
Les chiens mâles, une fois arrivés à puberté, lèvent la patte pour marquer. Se faisant, ils en profitent aussi pour éliminer.
Des femelles aussi peuvent lever la patte. Ce comportement s'observe d'avantage chez les chiennes stérilisées.
Il arrive que dans certains contextes, les chiens mâles adultes éliminent en étant accroupis ; alors que dans d'autres contextes ils lèvent la patte. C'est notamment le cas quand ils se retrouvent dans leur jardin et que leurs messages ne peut parvenir efficacement à des congénères. Le chien perd alors son intérêt à marquer.
Le marquage est donc là pour transmettre un message aux autres chiens. Mais dans le cas du chien domestique, qu'est-il censé vouloir dire.
Rappel de concepts éthologiques
Selon le Dictionnaire de l'éthologie, le comportement de marquage par dépôt de repères odorants (en l'occurrence par l'urine) sert à la délimitation d'un territoire.Selon ce même dictionnaire, le territoire est un espace qui n'admet pas la présence simultanée de congénères du même sexe (à l'exception des jeunes) ou de tous les congénères en cas de territoire individuel.
Un peu de rationalisme...
Si les chiens devaient marquer selon les concepts précédemment expliqués, il devrait en résulter qu'à peu près n'importe quel chien ne serait pas admis là où un autre a marqué son territoire. On verrait alors un véritable ballet de chiens passer leur temps à éviter toutes les zones qui ont été marquées. Je vous laisse imaginer à quoi ressembleraient les balades.Et au cas où ces chiens souhaiteraient tout de même braver l'interdit en pénétrant sur un territoire censé être défendu par un autre chien, on assisterait systématiquement à des bagarres. Sauf en cas de stimulation sexuelle qui verrait alors les mâles se rapprocher des femelles.
Force est de constater que cela ne correspond pas à la réalité des chiens domestiques.
...et d'observation empirique
On ne voit pas de chien renifler un arbre qui a été marqué pour ensuite vouloir faire demi-tour afin d'éviter la confrontation. On ne voit pas non plus systématiquement de bagarres entre deux chiens de même sexe quand ils se retrouvent à proximité l'un de l'autre. Et les comportements d'agression peuvent avoir de multiples raisons qui n'ont rien à voir avec la territorialité.Quand un chien est amené dans une maison déjà habitée par un autre chien, les voit-on forcément se ruer l'un sur l'autre pour se battre ? Non. Pourtant, si on devait appliquer la notion de territorialité aux chiens domestiques, il serait impensable qu'un chien puisse en tolérer un autre quand il est chez lui.
À l'évidence, le marquage urinaire du chien domestique ne sert pas à éloigner les congénères. À partir de là, il n'est pas possible de dire que ce marquage urinaire est un marquage de territoire.
La notion même de territorialité appliquée aux chiens domestiques est ainsi fortement remise en cause.
Comprendre les aboiements du chien et savoir quoi faire
L'aboiement est une vocalise qui fait partie du langage verbal du chien. Les raisons pour lesquelles un chien aboie sont multiples. Et en fonction de la raison, l'aboiement peut être modulé.
Il importe donc de comprendre ce que veut exprimer le chien avant de savoir comment réagir.
Il est à noter que les jeunes loups aboient aussi. Une fois devenus adultes, l'aboiement disparaît au profit d'un hurlement si caractéristique de l'espèce. Une première explication à l'aboiement des chiens est donc sans doute à chercher dans leur personnalité généralement juvénile ; même quand ils sont adultes. Cela dit, les chiens peuvent hurler aussi.
À cette première explication, il faut aussi ajouter que l'aboiement a pu servir pendant des milliers d'années à avertir l'homme d'un potentiel danger. Cette caractéristique des chiens a favorisé leur domestication. Le chien pouvait aider l'homme, et l'homme pouvait offrit gîte et couvert en retour.
L'aboiement est plutôt court et répété fréquemment par séquences de 2, 3 ou 4 vocalises suivis d'une pause assez courte. Le chien aboie par réflexe et est dans l'urgence d'une situation. Il cherche à avertir son propriétaire que quelqu'un approche.
2 - L'aboiement de menace
L'aboiement est plus long que pour l'alerte, grave et est répété fréquemment. Le chien qui aboie ainsi manifeste son intention de voir l'individu prendre de la distance. Il menace l'autre de réagir rapidement. La tonalité grave ajoute à la menace.
3 - L'aboiement de retour du propriétaire ou d'accueil
L'aboiement est plutôt aigu, court et peu répété. Le chien manifeste ainsi sa joie. Un aboiement d'alerte, une fois que l'individu est familier, peut se transformer en aboiement d'accueil.
4 - L'aboiement social
L'aboiement est plutôt long et avec de longues pauses entre chaque. La chien manifeste son envie de communiquer ou de trouver de la compagnie.
5 - L'aboiement d'invitation au jeu
Aboiement répété généralement par séquence de 2 vocalises, plutôt aigu et long.
Seulement à partir de ce moment peuvent être envisagées des solutions.
Par solution, je n'entends pas forcément empêcher le chien d'aboyer. Je pense même que c'est plutôt une mauvaise chose que de le contraindre à ne plus aboyer.
Pour cette raison, des solutions comme les colliers anti-aboiements sont à éviter absolument. D'abord parce que ces colliers ne font qu'agir sur la conséquence, l'aboiement. En aucun cas ils n'enlèvent au chien son besoin d'aboyer. Ensuite, parce que si le chien est dans l'impossibilité de pouvoir exprimer ses émotions, il peut en résulter une augmentation du stress, de l'anxiété voire un traumatisme.
Alors oui, les colliers anti-aboiement peuvent être efficaces, mais à quel prix ? Ce genre d'outils est vraiment à proscrire ; il s'agit ni plus ni moins de véritable maltraitance.
La souffrance des propriétaires de chien ne doit pas être ignorée pour autant. Il est nerveusement très difficile de laisser son chien aboyer. En plus de ça, des pressions peuvent être exercées par le voisinage.
Si vous pensez être à bout, préférez contacter rapidement un comportementaliste plutôt que de vous précipiter vers les colliers anti-aboiement.
Les situations généralement les plus problématiques avec les aboiements se passent quand le chien tente d'avertir et quand il est seul et anxieux. Pour ces deux cas, les aboiement peuvent durer et être extrêmement énervants, pour le propriétaire comme pour les voisins.
Nombre de propriétaires réagissent alors en tentant de faire taire leur chien. Ce qui se manifeste le plus souvent par des injonctions peu amicales du genre "tais toi !", "la ferme !", "au pied !", etc.
De là à dire que ces propriétaires se mettent à aboyer en réponse aux aboiements de leur chien, il n'y a qu'un pas. Tout cela montre qu'on ne comprend pas son chien.
La meilleure façon d'apaiser le chien dans ce cas, est de lui montrer qu'on a compris son message.
Pour cela, il suffit de s'approcher de la porte, de faire mine de vérifier s'il y a vraiment un problème et d'attendre que le chien se calme. Dès que c'est le cas, il faut penser à féliciter son chien et à le caresser. Mais uniquement dès qu'il a cessé ses aboiements.
En montrant que l'on comprend ce que le chien veut nous dire, on l'incite inévitablement à moins aboyer. En le récompensant dès qu'il se calme, on renforce le comportement "se calmer dès que le propriétaire est là".
Dans ce genre de cas, le chien aboie pour traduire une émotion mais aussi parce qu'il attend une solution à une situation qu'il vit mal. Sans doute espère-t-il qu'ainsi son propriétaire reviendra plus vite.
Il n'y alors pas à agir sur les aboiements mais sur ce qui cause l'aboiement : un mal-être.
Je n'ai jamais pensé que laisser un chien seul 8 heures par jours était une bonne chose pour lui. Parfois, il peut même être seul pendant plus de 10 heures ; livré à lui-même et à ne pas savoir quoi faire pour se sortir de là.
Le chien est un animal qui a besoin d'activité et de présence, il importe donc de trouver des solutions pour alléger son calvaire.
Il faut d'abord porter une attention particulière aux rituels de départ.
Prendre son manteau, mettre ses chaussures, prendre son sac, s'habiller, prendre les clés, etc. Tout ces gestes peuvent constituer des rituels de départ que le chien peut interpréter en tant qu'absence imminente. Et il peut même anticiper cette absence par conditionnement classique. C'est à dire qu'à force d'avoir assisté aux mêmes rituels, il peut anticiper la situation désagréable qui va suivre et devenir anxieux avant même que son propriétaire ne soit parti.
Tant que faire se peut, il faut limiter ces rituels. Et on peut même effectuer de faux départs pour un contre-conditionnement classique. On se prépare normalement mais on ne part pas immédiatement après. Ou alors on part mais pour revenir très peu de temps après. On brouille ainsi le message qui signifiait au chien qu'il allait se retrouver seul.
Par la suite, on augmente peu à peu la durée pendant laquelle le chien se retrouve seul.
Afin de couper la journée, le propriétaire peut aussi :
Toutes ces méthodes peuvent participer à diminuer l'anxiété du chien et donc son besoin d'aboyer.
Pour plus d'informations sur l'anxiété, je vous propose la lecture de l'article : Anxiété de séparation, hyperattachement et détachement.
Il importe donc de comprendre ce que veut exprimer le chien avant de savoir comment réagir.
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| source : http://www.femmeactuelle.fr |
Pourquoi les chiens aboient-ils ?
À la différence de leurs cousins les loups qui préfèrent hurler, les chiens, eux, préfèrent aboyer pour s'exprimer verbalement.Il est à noter que les jeunes loups aboient aussi. Une fois devenus adultes, l'aboiement disparaît au profit d'un hurlement si caractéristique de l'espèce. Une première explication à l'aboiement des chiens est donc sans doute à chercher dans leur personnalité généralement juvénile ; même quand ils sont adultes. Cela dit, les chiens peuvent hurler aussi.
À cette première explication, il faut aussi ajouter que l'aboiement a pu servir pendant des milliers d'années à avertir l'homme d'un potentiel danger. Cette caractéristique des chiens a favorisé leur domestication. Le chien pouvait aider l'homme, et l'homme pouvait offrit gîte et couvert en retour.
Les principales causes de l'aboiement
Un chien aboie pour :- manifester une émotion (peur), un sentiment (crainte) ou une humeur (anxiété)
- menacer (l'aboiement est alors un comportement d'agression)
- avertir (le chien signale un danger potentiel)
- inviter à jouer
- manifester un besoin (sortir pour faire ses besoins, manger)
- se signaler aux autres
Comment interpréter les aboiements du chien ?
Il y a 3 facteurs essentielles à prendre en compte : la tonalité, la durée et la fréquence de répétition.La tonalité de l'aboiement
Une tonalité aiguë traduit plutôt la joie, l'excitation alors qu'une tonalité grave est plus employée pour menacer, dissuader ou traduire la peur.La durée de l'aboiement
Un aboiement long signifie généralement une véritable intention du chien, l'attente de quelque chose. Un aboiement court est davantage émis par réflexe, instinctivement.La fréquence de répétition des aboiements
Des aboiements très rapprochés traduisent l'urgence, l'excitation, le stress. Des aboiements peu rapprochés manifestent un intérêt modéré.Cas pratiques
1 - L'aboiement d'alerteL'aboiement est plutôt court et répété fréquemment par séquences de 2, 3 ou 4 vocalises suivis d'une pause assez courte. Le chien aboie par réflexe et est dans l'urgence d'une situation. Il cherche à avertir son propriétaire que quelqu'un approche.
2 - L'aboiement de menace
L'aboiement est plus long que pour l'alerte, grave et est répété fréquemment. Le chien qui aboie ainsi manifeste son intention de voir l'individu prendre de la distance. Il menace l'autre de réagir rapidement. La tonalité grave ajoute à la menace.
3 - L'aboiement de retour du propriétaire ou d'accueil
L'aboiement est plutôt aigu, court et peu répété. Le chien manifeste ainsi sa joie. Un aboiement d'alerte, une fois que l'individu est familier, peut se transformer en aboiement d'accueil.
4 - L'aboiement social
L'aboiement est plutôt long et avec de longues pauses entre chaque. La chien manifeste son envie de communiquer ou de trouver de la compagnie.
5 - L'aboiement d'invitation au jeu
Aboiement répété généralement par séquence de 2 vocalises, plutôt aigu et long.
Que faire quand un chien aboie ?
Il est important, avant toute autre chose, de comprendre pourquoi le chien aboie et ce qu'il cherche à dire.Seulement à partir de ce moment peuvent être envisagées des solutions.
Par solution, je n'entends pas forcément empêcher le chien d'aboyer. Je pense même que c'est plutôt une mauvaise chose que de le contraindre à ne plus aboyer.
Pour cette raison, des solutions comme les colliers anti-aboiements sont à éviter absolument. D'abord parce que ces colliers ne font qu'agir sur la conséquence, l'aboiement. En aucun cas ils n'enlèvent au chien son besoin d'aboyer. Ensuite, parce que si le chien est dans l'impossibilité de pouvoir exprimer ses émotions, il peut en résulter une augmentation du stress, de l'anxiété voire un traumatisme.
Alors oui, les colliers anti-aboiement peuvent être efficaces, mais à quel prix ? Ce genre d'outils est vraiment à proscrire ; il s'agit ni plus ni moins de véritable maltraitance.
La souffrance des propriétaires de chien ne doit pas être ignorée pour autant. Il est nerveusement très difficile de laisser son chien aboyer. En plus de ça, des pressions peuvent être exercées par le voisinage.
Si vous pensez être à bout, préférez contacter rapidement un comportementaliste plutôt que de vous précipiter vers les colliers anti-aboiement.
Les situations généralement les plus problématiques avec les aboiements se passent quand le chien tente d'avertir et quand il est seul et anxieux. Pour ces deux cas, les aboiement peuvent durer et être extrêmement énervants, pour le propriétaire comme pour les voisins.
Quand le chien tente d'avertir
Le chien se précipite en général vers la porte et commence à aboyer par des séquences de vocalises courtes et répétées fréquemment.Nombre de propriétaires réagissent alors en tentant de faire taire leur chien. Ce qui se manifeste le plus souvent par des injonctions peu amicales du genre "tais toi !", "la ferme !", "au pied !", etc.
De là à dire que ces propriétaires se mettent à aboyer en réponse aux aboiements de leur chien, il n'y a qu'un pas. Tout cela montre qu'on ne comprend pas son chien.
La meilleure façon d'apaiser le chien dans ce cas, est de lui montrer qu'on a compris son message.
Pour cela, il suffit de s'approcher de la porte, de faire mine de vérifier s'il y a vraiment un problème et d'attendre que le chien se calme. Dès que c'est le cas, il faut penser à féliciter son chien et à le caresser. Mais uniquement dès qu'il a cessé ses aboiements.
En montrant que l'on comprend ce que le chien veut nous dire, on l'incite inévitablement à moins aboyer. En le récompensant dès qu'il se calme, on renforce le comportement "se calmer dès que le propriétaire est là".
Quand le chien n'a de cesse d'aboyer quand il est seul
De nombreux chiens passent des journées entières à être seuls et à n'avoir rien à faire. Parmi ces chiens, certains souffrent d'anxiété, de frustration ou encore d'ennui. Et cela peut amener à des comportements destructeurs, à de la malpropreté et à des aboiements... qui semblent interminables et insupportables pour les voisins.Dans ce genre de cas, le chien aboie pour traduire une émotion mais aussi parce qu'il attend une solution à une situation qu'il vit mal. Sans doute espère-t-il qu'ainsi son propriétaire reviendra plus vite.
Il n'y alors pas à agir sur les aboiements mais sur ce qui cause l'aboiement : un mal-être.
Je n'ai jamais pensé que laisser un chien seul 8 heures par jours était une bonne chose pour lui. Parfois, il peut même être seul pendant plus de 10 heures ; livré à lui-même et à ne pas savoir quoi faire pour se sortir de là.
Le chien est un animal qui a besoin d'activité et de présence, il importe donc de trouver des solutions pour alléger son calvaire.
Il faut d'abord porter une attention particulière aux rituels de départ.
Prendre son manteau, mettre ses chaussures, prendre son sac, s'habiller, prendre les clés, etc. Tout ces gestes peuvent constituer des rituels de départ que le chien peut interpréter en tant qu'absence imminente. Et il peut même anticiper cette absence par conditionnement classique. C'est à dire qu'à force d'avoir assisté aux mêmes rituels, il peut anticiper la situation désagréable qui va suivre et devenir anxieux avant même que son propriétaire ne soit parti.
Tant que faire se peut, il faut limiter ces rituels. Et on peut même effectuer de faux départs pour un contre-conditionnement classique. On se prépare normalement mais on ne part pas immédiatement après. Ou alors on part mais pour revenir très peu de temps après. On brouille ainsi le message qui signifiait au chien qu'il allait se retrouver seul.
Par la suite, on augmente peu à peu la durée pendant laquelle le chien se retrouve seul.
Afin de couper la journée, le propriétaire peut aussi :
- se débrouiller pour rentrer chez lui à mi-journée
- faire appel à son entourage (voisins, famille, amis) pour venir s'occuper un peu du chien, le sortir, le nourrir, changer son eau.
- faire appel à un dog sitter. On peut en trouver ici par exemple : http://www.dogsitting.fr/
Toutes ces méthodes peuvent participer à diminuer l'anxiété du chien et donc son besoin d'aboyer.
Pour plus d'informations sur l'anxiété, je vous propose la lecture de l'article : Anxiété de séparation, hyperattachement et détachement.
Relation homme-chien : un duo gagnant/gagnant
Autant le dire tout de suite, il n'existe pas à mon sens une recette unique qui permettrait de garantir une bonne relation entre l'homme et le chien. Cela étant, il y a très certainement des choses à savoir pour mieux comprendre son chien ; et ainsi mieux identifier ce qui est un comportement normal chez l'espèce chien domestique et ce qui peut relever d'un véritable trouble du comportement.
Cet article n'a donc pas pour vocation d'édicter des règles à respecter absolument quand on a un chien mais simplement d'expliciter ce qu'est véritablement un chien et comment il peut s'intégrer dans un système social.
En tant qu'être d'attachement, l'être humain représente un point de fixation important pour les besoins affectifs et sociaux du chien. Cependant, il y aura très certainement des moments pendant lesquels le chien ne fera plus du tout attention à son propriétaire parce qu'il sera complètement accaparé par son environnement et/ou par d'autres individus ; surtout d'autres chiens.
Et c'est normal.
Il est absolument vain de vouloir entrer en compétition face à des stimuli qui feront réagir instinctivement le chien. Comme pour les patrons-moteurs de prédation et l'attraction quasi irrésistible qu'un chien exerce sur un autre chien, par exemple. Ce n'est pas pour autant qu'il ne sera plus attaché à son propriétaire. Il ne fait qu'adopter un comportement canin tout ce qu'il y a de plus normal.
Ajoutons à cela l'intérêt que peut représenter l'inconnu.
Le chien va avoir besoin de vérifier par lui-même ce qu'il ne connaît pas encore afin de transformer l'élément inconnu en représentation cognitive. Alors que son être d'attachement, il le voit tout le temps. Il le connaît par cœur.
Le jardin de la maison ne peut pas entrer en compétition avec tout le monde extérieur qui se dessine quand le chien se balade dehors.
De la même manière, il faut accepter que le chien puisse ne pas voir que par nous. C'est non seulement normal mais c'est aussi plutôt sain.
Comment veut-on que le chien comprenne cela tout seul ? Il faut être cohérent.
Si on ne guide pas le chiot à devenir un adulte et à ne plus adopter certains comportements que l'on pourrait juger nuisibles plus tard, il ne va pas y arriver tout seul.
Par exemple,
Le chien a pris l'habitude de tirer comme un fou sur la laisse dès qu'il voit un autre chien. Dans ce genre de situation, il y a deux réflexes qui sont très courants.
Soit on tire sur la laisse pour ramener le chien vers soi puis on s'éloigne du chien qui arrive en face.
Soit on tire sur la laisse pour ramener le chien vers soi puis on maintient le chien en tendant la laisse ; et on attend que l'autre passe.
Sans compter que cette petite chorégraphie peut s'accompagner de nombreux ordres donnés généralement d'un ton peu amical.
- "Viens ici ! Au pieds j'ai dit ! Mais reviens bon sang ! Allez viens maintenant, au pied ! Calme toi, tout va bien, AU PIED !"
Le chien va parfaitement comprendre, bien sûr. Enfin... il va comprendre que vous êtes énervé(e) sans savoir pourquoi et que vous attendez quelque chose de lui, mais ce n'est pas très clair. Et surtout, ce qu'il va comprendre, c'est qu'il ne peut pas aller se précipiter vers l'autre chien pour faire connaissance et peut-être jouer avec lui.
Autrement dit, le chien est forcément mis en échec dans cette situation.
Avec le Principe de Premack (dit aussi loi de grand-maman), nous allons appliquer une bonne vieille méthode pour que chacun puisse obtenir ce qu'il veut de l'autre.
De votre côté, vous souhaitez que le chien vous écoute et se calme.
Le chien, lui, veut rejoindre l'autre chien.
Deux cas de figure :
- Le chien obéit à l'ordre "au pied".
- Le chien n'obéit pas et continue de tirer sur la laisse.
Dans le premier cas, vous avez obtenu ce que vous vouliez. Il va donc falloir maintenant donner au chien ce qu'il voulait et lui permettre de rejoindre l'autre chien.
Dans le deuxième cas, vous n'avez pas obtenu ce que vous vouliez. Ne faites rien. Laissez le chien tirer sur la laisse en ne bougeant pas. Dès que le chien se retourne vers vous pour chercher à comprendre ce que vous faites, donnez lui l'ordre de revenir au pied. S'il le fait, permettez lui alors de rejoindre l'autre chien. S'il ne bouge pas, ne faites rien et recommencez les différentes étapes jusqu'à ce qu'il vous écoute.
En agissant ainsi, vous allez renforcer le comportement "revenir au pied" parce que le chien saura qu'il a quelque chose à gagner derrière.
Le Principe de Premack peut servir dans de très nombreuses situations de la vie quotidienne avec son chien. Mais pas qu'avec son chien...
Entre les chiens que je peux voir et ceux dont mes confrères parlent, il semblerait qu'il y ait un très grand nombre de chiens que se conduisent comme des chiots ; même s'ils sont adultes.
Cela se caractérise le plus souvent par :
Il est juste question de dire qu'un chien infantilisé aura une plus forte probabilité de développer ces symptômes ; dont certains sont liés entre eux d'ailleurs.
Le souci - et j'en ai déjà parlé dans d'autres articles - et l'immense contradiction qui peut exister entre le manque affectif qui pousse à avoir un chien et le besoin biologique du chien d'apprendre le détachement.
Plus d'informations ici :
- Du manque affectif à la maltraitance psychologique
- Anxiété de séparation, hyperattachement et détachement
C'est un sujet toujours difficile car ce concept de relation entre l'homme et le chien est encore véhiculé par de nombreux professionnels (majoritairement des dresseurs). Ce concept n'a pourtant pas la moindre validité scientifique.
Aucune étude éthologique, à ma connaissance, n'atteste que le chien domestique est un animal qui vit spontanément en hiérarchie.
Aucune étude en psychologie animale et en sciences cognitives n'atteste, à ma connaissance, de la moindre nécessité à instaurer une relation de propriétaire chef de meute/dominant et de chien soumis/dominé.
Le chien domestique n'a non seulement aucun besoin d'avoir un chef de meute à la maison mais il n'a pas non plus le moindre besoin d'être traité comme un loup sauvage.
De plus, parmi les défenseurs de ce mythe qu'est la hiérarchie de dominance entre homme et chien, il est fréquent d'entendre ou de lire des absurdités à propos des loups ; dont ils se servent pourtant comme modèles.
Plus d'informations ici :
- Mythe : Hiérarchie de dominance entre l'homme et le chien
- Idées reçues sur le chien dominant
Il n'est pas question de dire qu'il ne faut pas de règles à respecter. Il y a juste une énorme différence entre contraindre le chien à obéir et le motiver à le faire. De même qu'il y a une nette différence entre autoritarisme et autorité.
Le chien a besoin d'être guider, accompagné et motivé. L'instauration d'une relation où le propriétaire serait le chef de meute donne trop souvent lieu à des maltraitances physiques et psychologiques, à de la soumission forcée, à des règles de vie absurdes, à une communication inadaptée et à des interprétations des comportements du chien qui dépendent directement de superstitions.
Ce concept de relation est sans doute l'un des plus grands torts causés par l'homme à l'endroit des chiens.
Pour illustrer cela, je vais prendre un exemple.
Un chien voit son propriétaire rentrer à la maison. Immédiatement, il se précipite sur lui, lui saute dessus, tourne tout autour, le bouscule, lui ressaute dessus, le lèche et aboie.
Le chien est juste coupable d'être très joyeux de revoir son propriétaire après une longue journée d'absence.
Son propriétaire se plaint que son chien n'écoute rien et ne se calme pas.
À chaque fois que le chien lui saute dessus, il lui dit non et le repousse.
À chaque fois que le chien le bouscule, il lui dit non et le repousse.
À chaque fois que le chien le lèche, il lui dit non et le repousse.
À chaque fois que le chien aboie, il lui dit non et le repousse.
À quel moment lui dit-il ce qu'il veut plutôt que de continuer à lui dire ce qu'il ne veut pas ?
Imaginez la situation suivante.
Vous êtes au restaurant. Le serveur s'approche et attend votre commande. Au lieu de lui dire directement ce que vous voulez manger, vous lui énumérez tout ce que vous ne voulez pas manger. Et à chaque fois que vous lui dites ce que vous ne voulez pas, vous marquez une pause et espérez que le serveur comprenne ce que vous voulez. Le serveur tente donc de vous proposer des plats mais à chaque fois vous lui dites non.
Et vous finissez par vous plaindre que le serveur ne comprend rien.
La communication entre propriétaires et chiens ressemblent souvent à ça.
Combien de fois, dans une journée, disons-nous non à nos chiens ?
Et combien de fois, dans une journée, disons-nous oui à nos chiens ?
Le problème n'est pas de dire non à son chien. Le problème c'est d'attendre de lui qu'il adopte spontanément un autre comportement alors qu'on ne lui a pas dit clairement ce qu'on attendait de lui.
Si on ne lui a pas appris notre langage, le chien ne peut pas comprendre seul ce qu'on veut. Il aura juste appris que "non" correspond à quelque chose qu'on ne veut pas.
Le "non" peut donc servir à limiter ou stopper un comportement. Cependant, il est important de proposer une alternative à son chien ; ne pas le laisser en situation d'échec. Et cela va passer par la compréhension de mots simples et par l'encouragement à adopter des comportements.
La motivation est toujours plus forte que la contrainte.
La punition n'est pas forcément une action violente et physique. La colère, la menace et les cris n'ont rien d'obligatoires non plus. Je dirais même que ce type de punition est contre-productif et assez lâche.
Il est facile de prendre un chien par la peau du cou et de le secouer.
Il est facile de donner de violents coups de laisse (coups de sonnette dans le jargon du dressage).
Il est facile de le frapper.
Il est facile de le menacer et de lui crier dessus.
Il est facile de le forcer à se coucher sur le dos et de l'immobiliser.
Ferions-nous la même chose si nous avions un tigre, un lion, un ours ou encore un crocodile à la place d'un chien ? Il y a fort à parier que non. On y réfléchirait à deux fois et on adopterait sans doute d'autres méthodes pour notre sécurité.
Mais le chien, lui, apparaît tout de suite comme étant beaucoup moins menaçant que les espèces que j'ai citées avant. Et il lui arrive même d'être parfois beaucoup plus petit. Alors on profite de se sentir supérieur et plus en sécurité pour parfois ne pas hésiter à le maltraiter.
Les chiens sont si maltraités ; pour oui ou un non.
Il ne faut donc pas confondre punition avec maltraitance.
Par exemple, un chien est propre dès qu'il ne fait plus ses besoins sur son lieu de couchage. Mais le propriétaire peut considérer comme une bêtise que le chien fasse ses besoins dans d'autres endroits de la maison ; et il peut même le punir pour cela. Ça n'a aucun sens pour le chien.
En même temps, si nous n'apprenons pas à nos chiens à faire leurs besoins à l'extérieur ils ne vont pas considérer tout seuls qu'il est normal d'attendre d'être sortis pour cela. Et c'est pareil si nous ne les sortons pas suffisamment. La bêtise est dans ce cas là à imputer au propriétaire, pas au chien.
Il faut aussi savoir qu'avant 4 mois, un chiot n'a pas encore un parfait contrôle de son sphincter.
En fait, pour être tout à fait clair, je ne crois absolument pas que le chien puisse avoir la moindre conscience d'une bêtise avant de sentir le mécontentement voire la colère de son propriétaire.
Les réflexions à propos du chien qui se venge ou qui se sent coupable sont des interprétations très anthropomorphisées.
Il vaut donc mieux abandonner toute idée de bêtise à propos du chien. Ça ne fera pas se sentir plus mal le propriétaire et ça a toutes les chances de faire en sorte que le chien se sente mieux.
Au final, leur communication en sera grandement améliorée.
Quand un chien prend l'habitude d'exiger de l'attention - il saute, il aboie, il bouscule, il lèche - il est important qu'il comprenne qu'il n'obtiendra rien de cette manière. Pour cela, il suffira bien souvent de le punir en l'ignorant totalement voire en s'en éloignant. À terme, cela va inhiber ce comportement, et donc le rendre moins probable.
On a donc obtenu ce qu'on voulait du chien ; mais lui est perdant dans ce contexte. Or, s'il a quelque chose à gagner, il sera bien plus enclin à abandonner un comportement pour en adopter un autre. En bon opportuniste qu'il est.
La punition ne doit surtout pas être envisagée comme une finalité mais comme un moyen de guider son chien vers d'autres comportements.
Cet article n'a donc pas pour vocation d'édicter des règles à respecter absolument quand on a un chien mais simplement d'expliciter ce qu'est véritablement un chien et comment il peut s'intégrer dans un système social.
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Mon chien ne doit voir que par moi
Si on veut ; mais dans la réalité ça ne va pas ce passer comme ça.En tant qu'être d'attachement, l'être humain représente un point de fixation important pour les besoins affectifs et sociaux du chien. Cependant, il y aura très certainement des moments pendant lesquels le chien ne fera plus du tout attention à son propriétaire parce qu'il sera complètement accaparé par son environnement et/ou par d'autres individus ; surtout d'autres chiens.
Et c'est normal.
Il est absolument vain de vouloir entrer en compétition face à des stimuli qui feront réagir instinctivement le chien. Comme pour les patrons-moteurs de prédation et l'attraction quasi irrésistible qu'un chien exerce sur un autre chien, par exemple. Ce n'est pas pour autant qu'il ne sera plus attaché à son propriétaire. Il ne fait qu'adopter un comportement canin tout ce qu'il y a de plus normal.
Ajoutons à cela l'intérêt que peut représenter l'inconnu.
Le chien va avoir besoin de vérifier par lui-même ce qu'il ne connaît pas encore afin de transformer l'élément inconnu en représentation cognitive. Alors que son être d'attachement, il le voit tout le temps. Il le connaît par cœur.
Le jardin de la maison ne peut pas entrer en compétition avec tout le monde extérieur qui se dessine quand le chien se balade dehors.
De la même manière, il faut accepter que le chien puisse ne pas voir que par nous. C'est non seulement normal mais c'est aussi plutôt sain.
C'était mignon quand il était petit mais là ça devient pénible
Une erreur courante commise par les propriétaires de chien est de tolérer certains comportements chez le chiot et de ne plus les supporter une fois que le chien est dans sa période de puberté ou adulte. Sauf pour les plus petites races où il y a moins d'écart, le chien devenu adulte n'a plus la même taille, ne pèse plus le même poids et n'a plus la même force. Un chien adulte qui saute sur son propriétaire ne fait pas le même effet qu'un chiot.Comment veut-on que le chien comprenne cela tout seul ? Il faut être cohérent.
Si on ne guide pas le chiot à devenir un adulte et à ne plus adopter certains comportements que l'on pourrait juger nuisibles plus tard, il ne va pas y arriver tout seul.
Le Principe de Premack
Le Principe de Premack stipule que, dans une situation où il est possible de faire l’une ou l’autre de deux réponses ou activités à un temps donné, celle dont l’apparition est la plus probable pourra renforcer, donc augmenter, l’autre réponse moins probable, mais non l’inverse.Par exemple,
Le chien a pris l'habitude de tirer comme un fou sur la laisse dès qu'il voit un autre chien. Dans ce genre de situation, il y a deux réflexes qui sont très courants.
Soit on tire sur la laisse pour ramener le chien vers soi puis on s'éloigne du chien qui arrive en face.
Soit on tire sur la laisse pour ramener le chien vers soi puis on maintient le chien en tendant la laisse ; et on attend que l'autre passe.
Sans compter que cette petite chorégraphie peut s'accompagner de nombreux ordres donnés généralement d'un ton peu amical.
- "Viens ici ! Au pieds j'ai dit ! Mais reviens bon sang ! Allez viens maintenant, au pied ! Calme toi, tout va bien, AU PIED !"
Le chien va parfaitement comprendre, bien sûr. Enfin... il va comprendre que vous êtes énervé(e) sans savoir pourquoi et que vous attendez quelque chose de lui, mais ce n'est pas très clair. Et surtout, ce qu'il va comprendre, c'est qu'il ne peut pas aller se précipiter vers l'autre chien pour faire connaissance et peut-être jouer avec lui.
Autrement dit, le chien est forcément mis en échec dans cette situation.
Avec le Principe de Premack (dit aussi loi de grand-maman), nous allons appliquer une bonne vieille méthode pour que chacun puisse obtenir ce qu'il veut de l'autre.
De votre côté, vous souhaitez que le chien vous écoute et se calme.
Le chien, lui, veut rejoindre l'autre chien.
Deux cas de figure :
- Le chien obéit à l'ordre "au pied".
- Le chien n'obéit pas et continue de tirer sur la laisse.
Dans le premier cas, vous avez obtenu ce que vous vouliez. Il va donc falloir maintenant donner au chien ce qu'il voulait et lui permettre de rejoindre l'autre chien.
Dans le deuxième cas, vous n'avez pas obtenu ce que vous vouliez. Ne faites rien. Laissez le chien tirer sur la laisse en ne bougeant pas. Dès que le chien se retourne vers vous pour chercher à comprendre ce que vous faites, donnez lui l'ordre de revenir au pied. S'il le fait, permettez lui alors de rejoindre l'autre chien. S'il ne bouge pas, ne faites rien et recommencez les différentes étapes jusqu'à ce qu'il vous écoute.
En agissant ainsi, vous allez renforcer le comportement "revenir au pied" parce que le chien saura qu'il a quelque chose à gagner derrière.
Le Principe de Premack peut servir dans de très nombreuses situations de la vie quotidienne avec son chien. Mais pas qu'avec son chien...
Le culte du chien enfant
Appeler son chien mon bébé ou mon enfant n'est pas très grave. Ce qui l'est davantage c'est de véritablement le considérer comme un enfant humain et de le traiter comme tel. Et il arrive même que le chien devienne un substitut d'enfant pour les personnes qui n'en ont pas.Entre les chiens que je peux voir et ceux dont mes confrères parlent, il semblerait qu'il y ait un très grand nombre de chiens que se conduisent comme des chiots ; même s'ils sont adultes.
Cela se caractérise le plus souvent par :
- un hyperattachement
- une propension à des troubles de l'humeur (hyperthymies euphoriques et dysphoriques, anxiété)
- un syndrome HS-HA (hypersensibilité-hyperactivité)
- des difficultés à arrêter des comportements (manque de phase d'arrêt, d'inhibition)
- des difficultés à gérer les émotions (sensibilisation)
- un manque d'autonomie
- un manque de contrôle dans certains gestes
Il est juste question de dire qu'un chien infantilisé aura une plus forte probabilité de développer ces symptômes ; dont certains sont liés entre eux d'ailleurs.
Le souci - et j'en ai déjà parlé dans d'autres articles - et l'immense contradiction qui peut exister entre le manque affectif qui pousse à avoir un chien et le besoin biologique du chien d'apprendre le détachement.
Plus d'informations ici :
- Du manque affectif à la maltraitance psychologique
- Anxiété de séparation, hyperattachement et détachement
Le culte du propriétaire chef de meute
Un grand classique !C'est un sujet toujours difficile car ce concept de relation entre l'homme et le chien est encore véhiculé par de nombreux professionnels (majoritairement des dresseurs). Ce concept n'a pourtant pas la moindre validité scientifique.
Aucune étude éthologique, à ma connaissance, n'atteste que le chien domestique est un animal qui vit spontanément en hiérarchie.
Aucune étude en psychologie animale et en sciences cognitives n'atteste, à ma connaissance, de la moindre nécessité à instaurer une relation de propriétaire chef de meute/dominant et de chien soumis/dominé.
Le chien domestique n'a non seulement aucun besoin d'avoir un chef de meute à la maison mais il n'a pas non plus le moindre besoin d'être traité comme un loup sauvage.
De plus, parmi les défenseurs de ce mythe qu'est la hiérarchie de dominance entre homme et chien, il est fréquent d'entendre ou de lire des absurdités à propos des loups ; dont ils se servent pourtant comme modèles.
Plus d'informations ici :
- Mythe : Hiérarchie de dominance entre l'homme et le chien
- Idées reçues sur le chien dominant
Il n'est pas question de dire qu'il ne faut pas de règles à respecter. Il y a juste une énorme différence entre contraindre le chien à obéir et le motiver à le faire. De même qu'il y a une nette différence entre autoritarisme et autorité.
Le chien a besoin d'être guider, accompagné et motivé. L'instauration d'une relation où le propriétaire serait le chef de meute donne trop souvent lieu à des maltraitances physiques et psychologiques, à de la soumission forcée, à des règles de vie absurdes, à une communication inadaptée et à des interprétations des comportements du chien qui dépendent directement de superstitions.
Ce concept de relation est sans doute l'un des plus grands torts causés par l'homme à l'endroit des chiens.
Le "non" et la communication avec son chien
Si on n'apprend pas à son chien à "parler notre langue", il est impossible d'attendre de lui qu'il nous comprenne parfaitement.Pour illustrer cela, je vais prendre un exemple.
Un chien voit son propriétaire rentrer à la maison. Immédiatement, il se précipite sur lui, lui saute dessus, tourne tout autour, le bouscule, lui ressaute dessus, le lèche et aboie.
Le chien est juste coupable d'être très joyeux de revoir son propriétaire après une longue journée d'absence.
Son propriétaire se plaint que son chien n'écoute rien et ne se calme pas.
À chaque fois que le chien lui saute dessus, il lui dit non et le repousse.
À chaque fois que le chien le bouscule, il lui dit non et le repousse.
À chaque fois que le chien le lèche, il lui dit non et le repousse.
À chaque fois que le chien aboie, il lui dit non et le repousse.
À quel moment lui dit-il ce qu'il veut plutôt que de continuer à lui dire ce qu'il ne veut pas ?
Imaginez la situation suivante.
Vous êtes au restaurant. Le serveur s'approche et attend votre commande. Au lieu de lui dire directement ce que vous voulez manger, vous lui énumérez tout ce que vous ne voulez pas manger. Et à chaque fois que vous lui dites ce que vous ne voulez pas, vous marquez une pause et espérez que le serveur comprenne ce que vous voulez. Le serveur tente donc de vous proposer des plats mais à chaque fois vous lui dites non.
Et vous finissez par vous plaindre que le serveur ne comprend rien.
La communication entre propriétaires et chiens ressemblent souvent à ça.
Combien de fois, dans une journée, disons-nous non à nos chiens ?
Et combien de fois, dans une journée, disons-nous oui à nos chiens ?
Le problème n'est pas de dire non à son chien. Le problème c'est d'attendre de lui qu'il adopte spontanément un autre comportement alors qu'on ne lui a pas dit clairement ce qu'on attendait de lui.
Si on ne lui a pas appris notre langage, le chien ne peut pas comprendre seul ce qu'on veut. Il aura juste appris que "non" correspond à quelque chose qu'on ne veut pas.
Le "non" peut donc servir à limiter ou stopper un comportement. Cependant, il est important de proposer une alternative à son chien ; ne pas le laisser en situation d'échec. Et cela va passer par la compréhension de mots simples et par l'encouragement à adopter des comportements.
La motivation est toujours plus forte que la contrainte.
Faut-il punir son chien ?
La punition est une réponse à un comportement qui va rendre moins probable sa réapparition.La punition n'est pas forcément une action violente et physique. La colère, la menace et les cris n'ont rien d'obligatoires non plus. Je dirais même que ce type de punition est contre-productif et assez lâche.
Il est facile de prendre un chien par la peau du cou et de le secouer.
Il est facile de donner de violents coups de laisse (coups de sonnette dans le jargon du dressage).
Il est facile de le frapper.
Il est facile de le menacer et de lui crier dessus.
Il est facile de le forcer à se coucher sur le dos et de l'immobiliser.
Ferions-nous la même chose si nous avions un tigre, un lion, un ours ou encore un crocodile à la place d'un chien ? Il y a fort à parier que non. On y réfléchirait à deux fois et on adopterait sans doute d'autres méthodes pour notre sécurité.
Mais le chien, lui, apparaît tout de suite comme étant beaucoup moins menaçant que les espèces que j'ai citées avant. Et il lui arrive même d'être parfois beaucoup plus petit. Alors on profite de se sentir supérieur et plus en sécurité pour parfois ne pas hésiter à le maltraiter.
Les chiens sont si maltraités ; pour oui ou un non.
Il ne faut donc pas confondre punition avec maltraitance.
Le chien a-t-il conscience de faire des bêtises ?
La bêtise est tout d'abord une question d'interprétation. Et c'est bien là le problème. Ce qui peut correspondre à une bêtise pour l'humain peut être un comportement tout à fait normal chez le chien.Par exemple, un chien est propre dès qu'il ne fait plus ses besoins sur son lieu de couchage. Mais le propriétaire peut considérer comme une bêtise que le chien fasse ses besoins dans d'autres endroits de la maison ; et il peut même le punir pour cela. Ça n'a aucun sens pour le chien.
En même temps, si nous n'apprenons pas à nos chiens à faire leurs besoins à l'extérieur ils ne vont pas considérer tout seuls qu'il est normal d'attendre d'être sortis pour cela. Et c'est pareil si nous ne les sortons pas suffisamment. La bêtise est dans ce cas là à imputer au propriétaire, pas au chien.
Il faut aussi savoir qu'avant 4 mois, un chiot n'a pas encore un parfait contrôle de son sphincter.
En fait, pour être tout à fait clair, je ne crois absolument pas que le chien puisse avoir la moindre conscience d'une bêtise avant de sentir le mécontentement voire la colère de son propriétaire.
Les réflexions à propos du chien qui se venge ou qui se sent coupable sont des interprétations très anthropomorphisées.
Il vaut donc mieux abandonner toute idée de bêtise à propos du chien. Ça ne fera pas se sentir plus mal le propriétaire et ça a toutes les chances de faire en sorte que le chien se sente mieux.
Au final, leur communication en sera grandement améliorée.
Pourquoi punir alors ?
La punition ne doit être employée que si elle permet de rendre moins probable l'apparition d'un comportement indésirable ET s'il est offert au chien d'adopter un comportement désirable à la place.Quand un chien prend l'habitude d'exiger de l'attention - il saute, il aboie, il bouscule, il lèche - il est important qu'il comprenne qu'il n'obtiendra rien de cette manière. Pour cela, il suffira bien souvent de le punir en l'ignorant totalement voire en s'en éloignant. À terme, cela va inhiber ce comportement, et donc le rendre moins probable.
On a donc obtenu ce qu'on voulait du chien ; mais lui est perdant dans ce contexte. Or, s'il a quelque chose à gagner, il sera bien plus enclin à abandonner un comportement pour en adopter un autre. En bon opportuniste qu'il est.
La punition ne doit surtout pas être envisagée comme une finalité mais comme un moyen de guider son chien vers d'autres comportements.
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